La COP21 n'est pas qu'une question d'embouteillages !


Le secteur de l’immobilier peut ajouter sa pierre à l’édifice de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

HQE, RT2012 et autres labels nous permettent de disposer aujourd’hui de logements peu énergivores, certains immeubles sont même dits à « énergie positive ». Nous en avons oublié de mesurer les émissions de CO2 du secteur !

Un immeuble, une maison, s’inscrivent dans un cycle temporel, de leur construction à leur fin de vie en passant par l’exploitation des lieux. Nos bâtiments consomment de moins en moins d’énergie, mais ont malheureusement des bilans carbone assez catastrophiques. Pour diminuer les consommations d’énergie, nous avons utilisé pour la construction et la rénovation des matériaux trop émissifs, qui ne sont pas recyclables.

Grâce à la COP21, le secteur de l’immobilier s’est interrogé sur son bilan carbone. À la norme RT 2012 sera ajouté, au plus tard d’ici quatre ans, un critère CO2.

Une nouvelle association « Bâtiment bas carbone » rassemblant des promoteurs, architecte set bureaux d’étude (www.batimentbascarbone.org) travaille actuellement à la création label « bâtiment bas carbone ».

 Concrètement, que fait-on pour diminuer ses émissions de CO2 ?

 Le centre scientifique et technique du bâtiment (http://www.cstb.fr/) nous propose quelques exemples concrets, en voici deux :

Vous possédez un appartement doté d’un système de chauffage électrique, classé E, vos appareils se régulent de façon mécanique.

Pour une surface de 80 mètres carrés, vous consommez en moyenne 8500 kWh/an pour un montant global de 1100 euros par an.

En mettant en place un programmateur et une régulation de chauffage performante, vous obtenez un gain de 13 % sur la consommation de chauffage pour un coût global d’installation entre 1000 et 1200 euros.

Vous faites ainsi une économie de 1100kWh/an et vous diminuez vos émissions de 230kg de CO2. Le retour sur investissement intervient après 7 à 8 ans.

Vous possédez une maison individuelle ancienne, chauffée au gaz, classe F. Vous disposez de radiateurs classiques et d’un thermostat d’ambiance. Votre chaudière, ancienne, n’est pas équipée de robinets thermostatiques.

Pour une surface de 110 mètres carrés, vous consommez en moyenne 38500 kWh/an pour un montant global de 3600 euros par an.

Vous mettez en place une régulation de chauffage, des robinets thermostatiques, un thermostat programmable et isolez correctement vos combles : vous obtenez un gain de 50 % sur votre consommation de chauffage. Il vous en coûtera environ 450 euros pour les robinets thermostatiques, 150 euros pour le thermostat programmable, et 5000 euros pour l’isolation. Soit un total de 6100 à 6250 euros.

Vous faites ainsi une économie de 19300 kWh/an (soit 1800 euros par an), vous diminuez vos émissions de 6200 kg de CO2. Le retour sur investissement intervient après 3 à 4 ans.

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